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Cinq ans après l’assassinat de Jovenel Moïse : Evans Paul appelle à un sursaut pour la vérité et le droit de vivre

Le 6 juillet 2026, à la veille du cinquième anniversaire de l’assassinat du président Jovenel Moïse, l’ancien Premier ministre Evans Paul a réagi. Face à un dossier judiciaire qui n’avance pas et à une crise nationale qui s’aggrave, dans un communiqué, il invite la Nation à dépasser ses divisions pour se rassembler autour d’une exigence commune : la vérité, la justice et le droit de vivre.

Cinq ans après la nuit du 7 juillet 2021, l’émotion reste vive en Haïti. Evans Paul rappelle d’abord un principe fondamental : « Au-delà des divergences d’opinions que chacun peut avoir sur son action politique, une conviction doit nous unir : dans une démocratie, aucun être humain ne mérite d’être assassiné. » Pour lui, « le respect de la vie est le fondement de l’État de droit et la première condition de toute société civilisée. »

L’ancien Premier ministre souligne que l’assassinat d’un président en fonction ne concerne pas seulement une famille. Selon lui : « L’assassinat d’un Président de la République constitue une atteinte à la Nation, aux institutions républicaines et à l’ordre constitutionnel. » Par ailleurs, il a ajouté : « Les circonstances de ce crime continuent de susciter de légitimes interrogations. Le peuple haïtien attend que toute la vérité soit établie et que justice soit pleinement rendue. »

Pour Evans Paul, rendre hommage à Jovenel Moïse, c’est d’abord réaffirmer un refus clair : « la violence politique ne peut jamais constituer un moyen de conquérir, d’exercer ou de contester le pouvoir. » C’est aussi rappeler une condition essentielle : « la démocratie ne peut prospérer que dans le respect de la Constitution, des institutions républicaines, de la justice, de la paix et de la dignité de la personne humaine. »

Il termine son message par un appel à l’engagement collectif : « Que cette commémoration renforce notre engagement collectif en faveur de la vérité, de la justice, de la paix et d’une République pleinement attachée à la protection de la vie humaine. » Et de conclure : « Parce que le droit de vivre n’est pas seulement un principe fondamental ; il constitue la première mission de l’État et le premier devoir de la République. »

Cinq ans après le drame, la voix d’Evans Paul rappelle que, au-delà des différences, l’exigence de justice et de paix doit rester au cœur du débat national.

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